Les sans ouate

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samedi 6 mars 2010

Le monde est capoté no 2

Le recyclage

Les circulaires postaux

Les écolos nous incitent à moins gaspiller de papier afin de moins hypothéquer nos précieuses forêts qui agissent comme le poumon de la planète. Pourtant, les commerçants ne se gênent pas pour remplir nos boîtes à lettres de circulaires.

Plusieurs utilisent ces circulaires à bon escient et finissent par joindre les deux bouts chaque mois grâce à l’information qu’ils contiennent. Tant mieux.

Mais, plusieurs n’en font aucune utilité, à part gonfler nos dépotoirs. Pire encore. Les dépotoirs sont littéralement débordés de ces amoncellements de papier. Nous avons maintenant trop de papier à recycler.

Qui plus est. Nous accordons des subventions à des entreprises qui recyclent le papier, des entreprises que nous devrons recycler parce qu’elles ne font pas leurs frais.

Les énergies de toutes sortes dépensées pour recycler les circulaires sont-elles plus importantes que celle nécessaires à leur production?

L’ordinateur à la rescousse

Plusieurs voyaient dans l’avènement de l’ordinateur une occasion de sauvegarder nos forêts. Certains prévoyaient même la disparition du livre, du journal et du magazine.

Il y a 25 ans, nos bureaux étaient équipés d’une petite poubelle derrière la porte. De nos jours, la plupart des bureaux possèdent leur baril de 45 gallons destinés au recyclage du papier.

Notre façon de travailler avec l’ordinateur fait en sorte que nous gaspillons plus que jamais du papier. On se donne bonne conscience en prétextant que ce papier va être réutilisé. Oui, mais pas indéfiniment.

Taxer le gaspillage

Pour bien des produits sur les tablettes de magasins, nos gouvernements imposent une taxe supplémentaire afin de défrayer les coûts du recyclage.

Croyez-vous que cette stratégie incite les consommateurs à moins gaspiller? Ne soyons pas dupes.

L’exemple des cannettes et des bouteilles vides

Vous voulez que votre environnement soit exempt de bouteilles et de canettes vides? Offrez 5 sous chacune dans un centre de recyclage.

Plusieurs se font un revenu d’appoint en serpentant nos rues et nos autoroutes à la recherche de ces contenants. La plupart des citoyens se font un devoir de les entasser pour les amener eux-mêmes au centre de recyclage. Quelques dollars supplémentaires par mois contribuent à équilibrer le budget.

Mais, il y a plus encore, énormément plus. Cette pratique, à mon humble avis, amène les citoyens à maintenir une conscience sociale et à nourrir une attitude favorable envers la protection et le maintien de notre environnement que nous avons fragilisé au fil du temps.

Cette stratégie me semble la meilleure jamais inventée pour éduquer une population entière à l’écologie des systèmes.

Les empaquetages

Nous sommes tous d’accord sur le fait que plusieurs produits dans les magasins sont empaquetés comme s’ils devaient être exposés dans les musées jusqu’à la fin des temps. Dans plusieurs cas, ça frise le ridicule.

Pour certains produits, on doit ouvrir notre coffre à outils afin de les sortir de l’empaquetage. C’est carrément ridicule. Et ce n’est pas tout.

Le produit empaqueté de cette façon est souvent de petite taille. L’empaquetage fait plusieurs fois la taille du produit vendu.

L’empaquetage se compose, la plupart du temps, de matières plastiques qui mettront des siècles à se désagréger au dépotoir. Le produit, quant à lui, ne durera souvent que quelques années.

La fameuse bouteille de Ketchup

La décision de passer de la bouteille de verre à la bouteille de plastique est dramatique pour l’environnement. C’est le cas du Ketchup comme des centaines d’autres produits. La bouteille de verre se recycle indéfiniment. La bouteille de plastique est désastreuse pour l’environnement, et nous le savons tous.

Les fabricants sont libres, semble-t-il, de présenter et d’empaqueter leurs produits. Le citoyen n’y peut rien. Mais, quand nos gouvernements vont-ils mettre leurs culottes pour empêcher de tels abus?

Dans ce domaine aussi nous préférons corriger les effets d’une situation plutôt que de les prévenir.

Perdre la bataille contre les bouteilles de Ketchup en plastique, c'est perdre la guerre contre la pollution.

Le bois dans les centres de recyclage

Notre conscience sociale est devenue tellement mince qu’on jette du bois par camions au centre de recyclage. Il y a là du bois en quantité suffisante pour chauffer des dizaines de maisons. Malheur au citoyen qui veut le récupérer. On enterre du bois de chauffage avec un bulldozer.

Pendant ce temps, nous trouvons le moyen de critiquer la régie d’électricité qui augmente les tarifs.

Allez faire un tour sur les chantiers de construction de maisons pour constater la quantité incroyable de bois qu’on jette sans pitié.

Les sacs d’épicerie en plastique

C’est tout un roman-feuilleton! On en parle plus dans nos cuisines que de la guerre en Afghanistan. Cette discussion n’est pourtant pas banale.

Il s’agit d’attaquer de front nos pratiques de consommateurs qui nuisent à l’environnement. Voilà le véritable enjeu!

Cependant, dans le même magasin, on permet de vendre des centaines de produits empaquetés dans du plastique énormément plus dommageable pour l’écologie de la planète sans que personne ne lève le petit doigt. Mais, où avons-nous la tête?

Se gaver, c’est tout ce qui compte

Tous les prétextes sont bons pour justifier nos habitudes de consommation. La conscience sociale s’effrite pour laisser toute la place à l’égocentrisme, à l’individualisme : je pense à moi en premier et aux autres en dernier.

Nos scientifiques s’évertuent maintenant à nous démontrer que la pollution à l’autre bout de la planète finit par nous empoisonner.

Cependant, nous ne sommes pas prêts à réaliser que notre pollution empoisonne les autres à l’autre bout de la planète. Deux poids, deux mesures.

Notre égocentrisme démontre que, non seulement nous sommes indifférents aux autres ailleurs, mais aussi à nos petits-enfants qui devront se faire un chemin à travers nos montagnes de dégâts qu’ils devront tasser pour se construire une maison.

Loin des yeux, loin….

Ce qu’on ne voit pas ne peut nous affecter. C’est le principe fondamental du dépotoir.

On croit à tort que d’enterrer nos déchets signifie qu’ils disparaissent. Nous reculons simplement une date d’échéance….ou de déchéance! Ils reviendront nous hanter.

Qu’est-ce qui est plus dommageable : polluer notre air à court terme ou polluer nos nappes phréatiques à long terme?

jeudi 4 février 2010

Le monde est capoté!

Les contradictions flagrantes dans ce bas monde sont littéralement capotantes!
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On découvre que les vaches polluent autant l’atmosphère que nos autos.
Je préfère qu’on se débarrasse des vaches plutôt que de nos autos. Ceux qui étaient des habitués de McDo et de Burger King se contenteront du Poulet frit Kentucky.
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Pauline Marois défend-t-elle les pauvres ou défend-t-elle aux pauvres ?
Elle trouve que les travailleurs de la construction ne méritent pas l’augmentation de salaire qu’ils veulent.
C’est sur le perron de son château de 7 M$ qu’elle en a fait l’annonce.
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Stephen Harper a fermé la chambre basse du Parlement pour l’hiver.
On devrait suivre son exemple et fermer les chambres que nous n’utilisons pas dans nos maisons. C’est surprenant les économies de chauffage qu’on réaliserait.
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Les Canadiens de Montréal nous font honte au RDS.
TVA est venue à la rescousse en montant en catastrophe la série Montréal-Québec, espérant ainsi nous remonter le moral.
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Le Frère André n’a pas encore été canonisé.
Rome n’accepte qu’un seul miracle qu’il aurait accompli. Je comprends pourquoi les fidèles, écoeurés d’attendre, préfèrent le Centre Bell à l’Oratoire St-Joseph.

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Le nombre de touristes diminue d’année en année à l’Oratoire St-Joseph.
Justement, l’achalandage a tellement diminué que l’Archevêché pense à s’associer à des commanditaires pour maintenir les installations en fonction.

On pense à remplacer les marches par des glissades d’eau l’été, des concours de descente de vitesse en patins Red Bull Crashed Ice l'hiver, des franchises axées sur les patins à roulettes au lieu des béquilles, un Dollorama au lieu du kiosque de souvenirs, des photos des joueurs du Canadien plutôt que des cartes postales, des salons de massage au lieu de l’eau bénite.
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Bientôt, les soins de santé représenteront 50 % du budget fédéral.
Les soins de santé coûtent tellement cher qu’il faudra convertir le rez-de-chaussée des hôpitaux en des gîtes du passant pour parvenir à payer les médecins.

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Les ours polaires ne peuvent plus chasser le phoque tellement la glace a fondu comme neige au soleil.
Les Européens ne veulent plus qu’on les chasse non plus. Comme la population de phoques augmente, la population de morues diminue.
Pour envenimer la chose, le ministère de Pêches et Océans ne veut pas qu’on pêche la morue parce que la population est en déclin.

Résultat : les pêcheurs n’arrivent plus à faire leurs timbres de chômage. Tout ça à cause du trop grand nombre de vaches et d'autos qui surchauffent la planète.
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Le bas de laine des Québécois est percé.
Ceux qui prétendent savoir tricoter un bas de laine savent plutôt comment tripoter un bas de laine.
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Chacun veut vivre à l’abri de agaçants sociaux.
Personne ne veut des éoliennes dans sa cour. Personne ne veut une centrale nucléaire derrière son aréna. Personne ne veut un port méthanier au bout de la rue. Personne ne veut de barrages sur les rivières qui ne servent à personne.


Pourtant, une panne électrique est tout simplement paralysante : tout s’arrête. Pendant cette panne, on trouve le temps de tempêter contre l’État providence.
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Tout le monde souhaite qu’on élimine les camions de nos routes.
Ça pollue l'atmosphère, ça dégrade nous routes et ça tombe sur les nerfs. En même temps, tout le monde veut coûte que coûte des fruits et des légumes frais pour le jeudi matin à l’épicerie.

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À la maison, les gens ne se parlent plus.
Pourtant, dès qu’ils en sortent, il leur faut un cellulaire, sans lequel leur vie quotidienne déraille.

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Les artistes s’associent à tout vent à des causes humanitaires.
À quel point utilisent-ils leur tribune humanitaire pour mousser leur carrière professionnelle ?
Parlez de moi en bien, parlez de moi en mal, mais surtout parlez de moi.
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Les athlètes se défoncent.........dans la dope.
Ils se défoncent pour trouver des commanditaires pour se lancer en compétition. Une fois en compétition, ils deviennent nos idoles de réussite et nos références qui nous motivent à maintenir notre programme d’exercices physiques personnalisés.


Pour augmenter leur niveau de performance, plusieurs finissent par se rabattre sur le dopage. Nos attentes envers eux sont trop élevées, semble-t-il.
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Les pays étrangers s’accaparent de nos marchés traditionnels.
Qui ne se plaint pas de la fermeture de nos usines ? Pourtant, 9 personnes sur 10 magasinent chez Wal Mart. Ou encore. Lorsque vient le temps d’acheter une nouvelle voiture, on préfère celles construites au Japon.
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Le gouvernement légifère sur les règles de bonne conduite des citoyens.
On met tout en œuvre pour maintenir l’ordre social. Ce n’est plus l’Église qui gère nos vies, mais le gouvernement. On ne veut plus qu’on boive, qu’on fume ou qu’on s'adonne aux jeux de hasard. Mais là, le gouvernement se tire dans le pied en offrant son propre casino en ligne.


Qui vend la boisson ? Qui appartient les casinos ? Qui retire des taxes sur le paquet de cigarettes ? Du même souffle, le gouvernement lance des campagnes d’éducation contre tous ces vices.
Le gouvernement parle des deux côtés de la bouche.
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Le libre échange devait être la panacée à tous les maux.
Les pays pauvres se sont emparés des industries où les enfants et les femmes peuvent y travailler pour une bouchée de pain. Ce qui a eu pour incidence d’augmenter le nombre de prestataires dans nos programmes sociaux.

Qui plus est. La générosité de nos programmes sociaux est devenue légendaire et dépasse nos frontières. Partout dans le monde, on souhaite immigrer au Canada. Ce n’est certainement pas pour venir y chercher du travail : nos entreprises ferment à la queue leu leu.
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Les premiers ministres sont devenus des colporteurs.
Les mauvaises langues prétendent qu’ils devraient rester à la maison et s’occuper des affaires domestiques.

Ne faudrait-il pas réaliser plutôt que ces globe-trotters improvisés font des pieds et des mains pour aller vendre notre salade partout dans le monde, libre échange oblige. Mieux que nous, ils savent à quel point nos finances publiques se dirigent à pleine vitesse dans un mur de briques.